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En 2016

 

Vendredi 21/10/2016

 

C'est le départ vers Orly avec des voitures chargées à bloc comme d'habitude.

 

Après un vol tranquille, l’arrivée à Dakar est un moment épique.

Il fait à l'extérieur une température de 27° à minuit et il nous faut faire la queue dans un local non climatisé pour la vérification des passeports avant d'attendre à nouveau pour récupérer nos bagages et passer la douane.

 

Bien que nous soyons 7 membres d'une association avec 14 bagages, les douaniers refusent de nous faire passer à part.

 

 

Grâce à l'autoroute nous quittons ensuite rapidement Dakar pour gagner La Somone.

Samedi 22/10/2016

 

Avant le repas, nous prenons rendez-vous avec le banquier pour le change de la monnaie nécessaire à nos frais et l'achat des fournitures pour les écoles.

 

Devenir millionnaire en francs CFA n'est pas vraiment un plaisir quand il s'agit de recompter les liasses de billets...

 

 

L'après-midi, nous nous rendons dans une librairie de M’Bour pour l’achat des fournitures scolaires.

Là encore, il faut compter les centaines de cahiers, de stylos et de crayons que nous distriburons dans les écoles.

 

Dimanche 23/10/2016

 

Nous nous dirigeons en minibus vers Toubacouta dans la province du Siné Saloum.

Sur le bord des routes la végétation est verdoyante à cette saison avec des champs de mil, de sorgo et de bisap.

Après la traversée de nombreux petits villages agricoles, nous  arrivons sur Fatick, une région marécageuse aux nombreux étangs tapissés de tiarés, grandes fleurs blanches superbes donnant un fruit dont raffolent les petits sénégalais.

A Toubacouta nous prenons une pirogue sur le Saloum pour découvrir la réserve ornithologique.

C'est une superbe balade qui nous permet d'observer les oiseaux dans les ramifications du fleuve avec sa mangrove de milliers de palétuviers sur les racines desquels s’accrochent les huitres que l'on appelle ici des bolongs.

 

Lundi 24/10/2016

 

Après une nuit au campement de Toubacouta, nous reprenons la pirogue pour visiter la petite île de Sipo. 

Le village, perdu au milieu des eaux du Siné Saloum, n'a pas l'électricité et possède un seul puits pour alimenter les habitants de l'île en eau douce.

Nous sommes reçus par la Reine.

Elle nous accueille très chaleureusement dans sa case meublée d'un seul lit ou elle nous fait asseoir, alors qu'elle se tient sur un autre couchage posé à même le sol.

A 95 ans elle est encore très dynamique et se prête volontiers à une séance de photos.

 

Nous faisons ensuite le tour du village avec ses deux boutiques artisanales tenues par les femmes et son école où les enfants entonnent pour nous une version très amusante d'un « Frère Jacques sénégalais ».

Nous croisons peu d’hommes sur l’île, ils sont à la pêche sur le fleuve.

Avant de repartir nous donnons des vêtements, des produits d’hygiène et des jouets pour les enfants.

 

Mardi 25 /10/2016

 

Départ vers M’Bour pour déposer des fournitures scolaires et des tenues de sport à l’école Serere Kao.

L'école compte 409 élèves répartis en 5 classes du CP au CM2.

 

C'est ici que nous avons financé en début d'année la couverture en tôle de deux classes afin que l'école puisse s'y dérouler même par temps de pluie.

Nous constatons que les enfants y sont effectivement au sec mais qu'il y fait très chaud en milieu de journée.

 

Depuis notre venue début 2015, cette école a beaucoup changé.

Dans la cour il y a maintenant des toilettes et des classes, construites sur la dalle où les enfants jouaient au basket lors de notre dernier passage. Ces aménagements ont été financés par une association espagnole.


 

Nous distribuons une partie des nos fournitures scolaires et nous reviendrons pour apporter la dizaine de dictionnaires Larousse que les instituteurs nous ont demandés pour faire travailler les enfants.

 

Après le déjeuner à l'auberge, nous reprenons la route l'après-midi pour un village de brousse nommé Gomene qui nous est recommandé par Diallo, notre chauffeur, pour sa pauvreté et son éloignement.

Nous y sommes accueillis joyeusement par les nombreux enfants qui veulent tous se faire prendre en photos et rient aux éclats en se voyant sur les écrans de nos appareils numériques.

Le chef du village se chargera de partager les vêtements, produits d'hygiène et jouets que nous lui remettons.

 

Mercredi 26/10/2016

 

Puisque nous sommes dans une ville de pêcheurs, nous décidons nous aussi d'aller pêcher. Mais pas n'importe quelle pêche, "la pêche au doigt".

Deux pêcheurs nous emmènent au large dans leur barque et nous distribuent fils et appâts.

​                     

Il faut beaucoup d'attention et de rapidité pour remonter le fil dès qu'on sent une prise.

Nous prenons très vite le coup de main et prenons des dizaines de dorades, dont certaines  royales, ainsi que des lottes. Notre  grand regret restera que les deux plus belles prises se soient décrochées avant d'atterrir dans la barque.

 

Au retour de cette sortie en mer, nous allons à la lagune de La Somone prendre le repas, un endroit superbe avec sa belle réserve ornithologique.

 

Jeudi 27/10/2016

 

Ce matin-là nous nous rendons à l’école Boukou Bentegné.

 

Comme à chacune de nos visites, les élèves nous réservent un accueil en fanfare très émouvant.

Le directeur, en place depuis l'ouverture de l'école il y a 19 ans, fait toujours preuve d'une motivation sans faille.

​                   

Il considère l’école comme une seconde famille dont la mission est de donner une éducation aux enfants pour leur propre avenir et celui du pays.

 

Nous devons aller dans chacune des classes où les enfants chantent pour nous une ritournelle sénégalaise.

Nous partageons ensuite une collation (pastèques, accras sénégalais, beignets et jus divers) avec les enseignants et les parents d'élèves qui nous ont préparé ces spécialités locales pour nous remercier d'apporter des fournitures pour les enfants.

 

L'après-midi, nous prenons la direction d'une autre école, à Keur Balla Lô.

Nous ne verrons pas les enfants parce que la rentrée n'a pas encore eu lieu, mais les institutrices sont là pour nous accueillir et nous faisons la connaissance de la nouvelle directrice récemment nommée.

 

Le jardin d'école n'a pas été entretenu ; on nous explique que, compte tenu des problèmes d'eau potable dans le village, les habitants sont obligés de venir s'approvisionner au puits de l'école, ce qui rend la culture et l'entretien impossible.

Effectivement, nous assistons au passage d'une carriole tirée par un âne, chargée de récipients, qui se soucie peu de la clôture...

Nous faisons part de notre déception et notre désapprobation à la directrice quant à l'état du jardin que nous avons financé et nous obtenons l'engagement de sa remise en état.

L'une des enseignantes, qui sait ce que représente pour l'école le partenariat avec Jokko, a bien compris l'enjeu et appuit en wolof notre propos auprès de la nouvelle directrice et de ses collègues.

Avant de repartir nous remettons les fournitures scolaires.

 

Nous visitons le poste de santé qui se situe à côté de l’école.

Composé de seulement deux salles, une pour les soins et une pour les accouchements, il est très rudimentaire.

Nous y déposons du matériel de premiers soins, un fauteuil roulant que nous avons apporté de France et repartons avec une liste des médicaments que souhaiterait obtenir l'infirmière. Nous verrons ce que nous pouvons faire une prochaine fois...

 

Vendredi 28/10/2016

 

Le matin, nous nous rendons au petit marché typique de La Somone que nous n'avions pas pris le temps de visiter lors de nos précédents voyages.

On y trouve de tout, du poisson, de la viande, des légumes et des fruits dont certains nous sont inconnus, d'appétissants beignets faits sur place, des vêtements et autre bazar en tout genre.

 

L'après-midi nous allons au marché artisanal de M’Bour avant d'aller revoir l'incontournable marché aux poissons avec son une odeur prenante, sa foule  bigarrée  et le va et vient des pêcheurs débarquant les caisses de poissons de pirogues, toutes mieux décorées les unes que les autres, où ils passent parfois plusieurs semaines avant de regagner la terre ferme.

 

 

Samedi 29/10/2016

 

Nous allons à La Pouponnière de M'Bour pour remettre des vêtements que nous avons apportés de France pour les enfants.

 

Nous sommes accueillis par une responsable qui nous fait déposer nos sacs dans une pièce appropriée et nous rappelle l'interdiction de prendre des photos. Actuellement, l'établissement héberge 130 enfants, des bébés, des plus grands et quelques adolescents scolarisés dans le collège le plus proche.

Certains d'entre eux sont des talibés que la magistrature a placés ici pour les retirer des mains des marabouts condamnés pour maltraitance vis à vis d'eux.

 

Des bénévoles sont là pour aider à faire manger les petits enfants et jouer avec eux.

Nous échangeons avec deux jeunes stagiaires éducateurs qui s'occupent des plus grands. Ils viennent d'une association de Montpellier avec qui La Pouponnière a développé un partenariat.

Même pour ceux d'entre nous qui pourtant sont déjà venus plusieurs fois, l'émotion  reste grande devant les bras tendus des tous petits enfants à la recherche de câlins.

 

 

A midi, nous allons déguster quelques huitres bolongs et oursins à la lagune de La Somone avant de déjeuner puis de nous détendre à la piscine de l'auberge ou sur la plage.

 

 

 

En fin d’après-midi, nous prenons la route pour Saly afin d'effectuer des achats pour l'association.

Puis nous passons par l'atelier de couture de "MC Solar" qui nous confectionnera des sacs pour plat à tarte que nous revendrons à la soirée. Nous en profitons bien sûr pour lui faire nos commandes personnelles de vêtements sur mesure dans les coupons d'étoffe qu'il expose dans sa boutique.

 

Dimanche 30/10/2016

 

Les femmes du groupe ont quartier libre toute la journée.

Les unes en profitent pour se promener dans les rues et sur la plage, les autres préférent retourner faire les boutiques à Saly.

 

Les deux hommes du groupe sont invités par l'équipe de foot du quartier où nous résidons à La Somone.

Nous avons remis un jeu de maillots et, pour nous remercier, l'entraineur  nous a offert d'assister au match que son équipe dispute l'après-midi.

Fiers de leur nouvel équipement dont ils ont fait couper les manches longues par un couturier, nos joueurs remportent la victoire sur un sol sableux particulièrement redoutable pour les appuis et l'anticipation des rebonds.

 

Lundi 31/10/2016

 

Nous prenons l’autoroute vers Dakar afin d'embarquer pour l’île de Gorée que certains d'entre-nous ne connaissent pas.

Visite de la maison des esclaves, montée vers le mémorial et sa superbe vue sur Dakar, le marché artisanal et les artistes de tableaux de sable, promenade dans les ruelles fleuries de bougainvilliers et, pour terminer, par déjeuner chez Kiki.

L'après-midi, nous visitons Dakar, son quartier des ambassades, la cathédrale, la grande mosquée, ses quartiers plus populaires avant de nous arrêter à la cabane du surfeur déguster une flag ou une gazelle en regardant le mer.

 

Nous allons ensuite voir la statue de la « Renaissance africaine" et le phare des Mamelles avant de diner dans un petit restaurant typique du quartier typique les Almadies.

 

 

Après dîner, c'est déjà la fin du voyage pour trois d'entre nous que nous déposons à l’aéroport avant de regagner l’auberge à La Somone.

 

 

 

Lundi 01/11/2016

 

Nous nous rendons au dispensaire et à la maternité de La Somone pour déposer des médicaments et du matériel médical.

Nous y découvrons une structure très propre et fonctionnelle composée d'une salle de garde, d'une salle pour l’attente et repos des femmes venant accoucher, d'une salle d’accouchement meublée d’un lit et d’une petite table chauffée par de grosses ampoules  pour le nouveau-né, d'une petite pièce pour la stérilisation munie d’un autoclave et de matériel de décontamination.

La sage-femme qui nous reçoit explique que les femmes restent ici seulement quelques heures après avoir accouché, sauf si des complications justifient leur transfert avec l'ambulance du dispensaire vers un établissement plus approprié.

 

L'après-midi, nous allons dans un village en brousse ou vivent deux familles polygames avec de nombreux enfants qui nous acceuillent chaleureusement.

Nous laissons un sac rempli de vêtements, de jouets et d'objets divers avant de repartir.

 

 

Mercredi 02/11/2016

 

Nous nous dirigeons vers Ndangan pour rendre visite à des amis de deux membres de l'association qui ont une maison dans ce petit village au bord du Siné Saloum.

Sur la route du retour voitures, camions, vélos, mobylettes et charrettes se croisent et se doublent sans se préocupper des règles élémentaires de sécurité...

 

Mercredi 03/11/2016

 

Nous partons visiter Saint Louis.

Sur la route nous traversons Thiés, une préfecture de province plus urbaine et très animée.

Arrivés à St Louis, nous déjeunons dans un restaurant traditionnel, déposons les bagages dans notre hôtel qui était une caserne à l'époque coloniale et nous visitons en calèche les quartiers en réhabilitation.

Le rachat des maisons et leur restauration sans respecter les normes imposées pose un gros problème à la ville qui risque de perdre son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO et ne plus recevoir de subventions.

C'est pourquoi leur vente est désormais interdite, les travaux en cours stoppés et certaines maisons laissées à l’abandon.

 

De l'autre côté du pont Faidherbe dessiné par Eiffel, c'est le quartier des pécheurs avec sa population dense qui préfère rester vivre à proximité du fleuve plutôt que dans d'autres quartiers plus calmes et confortables.

 

 

Vendredi 04/11/2016

 

Nous rentrons à la Somone sous un temps gris, avec même quelques gouttes de pluie, les première et les seules de notre séjour.

Le reste de la journée, qui sera la dernière complète, nous profitons de la piscine de l'auberge et de la plage en pensant déjà au retour.

 

Samedi 05 /11/2016

 

Il faut préparer les valises, les sacs et parvenir à tout caser.

Finalement après plusieurs essais tout est emballé, et c'est le départ pour l'aéroport.

 

Notre nouvelle adhérente, pour son premier voyage au Sénégal, résume son séjour de la façon suivante. "C'est un dépaysement total et une expérience inoubliable. Plus qu’un voyage, c'est la découverte et la rencontre enrichissante avec des hommes, des femmes et enfants qui vous donnent une belle leçon de vie".