En 2012
Jeudi 11 octobre 2012
La préparation des bagages est toujours un casse-tête
Il faut regrouper tout ce que nous avons récolté ou acheté et le conditionner au mieux afin de pouvoir l’emporter (vêtements, objets divers, médicaments, béquilles et attelles, matériel scolaire que nous ne trouverons pas place, etc.).
La priorité n’est pas donnée à nos propres effets, il faut loger le maximum possible dans la limite des deux fois 23 kg autorisés par personne, tout en veillant à protéger ce qui est fragile.
Vendredi 12 octobre 2012
C’est enfin le départ.
Nous prenons les voitures pour Roissy CDG puis l’avion pour Dakar où nous attend notre chauffeur et guide, M’Baye, qui nous emmènera en minibus jusqu’à notre location à la Somone.

Nous réussissons à passer assez facilement la douane à l’aéroport de Dakar, sans avoir cette année à donner de bakchich pour éviter les tracasseries que suscitent l’intérêt pour le contenu de nos bagages.
Samedi 13 octobre 2012
Après un bain rafraîchissant dès le lever, nous nous répartissons les tâches.
Certains vont trier tous les objets apportés de France, les autres vont faire les courses, changer l’argent pour l’achat des fournitures scolaires qui seront distribuées dans les écoles. Nous nous retrouvons millionnaires (en Francs CFA) en quelques minutes !


L’après-midi nous visitons La Pouponnière pour laquelle nous apportons deux grands sacs de vêtements de bébé.
Des travaux d’amélioration ont été réalisés récemment, les locaux sont en bon état et très bien entretenus.
Nous sommes tous émus par ce besoin d’affection que tous ces enfants orphelins de mère manifestent par un regard ou des bras tendus...
La visite se termine par un entretien avec la directrice de l’établissement.
Une française courageuse qui n’a jamais baissé les bras malgré les difficultés à trouver les financements et ses problèmes de santé personnels
Elle nous explique que les enfants qui perdent leur mère à la naissance lui arrivent toujours aussi nombreux, qu'il faut se battre sans cesse pour obtenir des subventions pour continuer, que les lits en métal manquent cruellement, que ceux en bois reçus en don ne sont pas adaptés parce qu’ils sont rapidement infestés de parasites…
Nous visitons ensuite le marché de M’Bour.
Notre guide N’Gassé, autoproclamé "Jean-Paul Gaultier", nous conduit jusque dans ses moindres recoins. L’odeur de poisson séché s’intensifie au fur et à mesure que nous nous approcherons de la plage où débarquent les pirogues de pêcheurs.

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Nous découvrons un nombre impressionnant d’espèces de poissons, de crustacées et mollusques, des plus mythiques au plus insolites tel que requin bleu en passant par la raie guitare, les murènes, le poisson chat, la raie électrique, le barracuda, le mérou, bien sûr les langoustes et pour terminer l’escargot de mer appelé "Chanel 5" pour son odeur absolument épouvantable.
Dimanche 14 octobre 2012
Nous partons en direction Ngane, un village en pleine brousse..
Nous y distribuons des cadeaux aux enfants (bonbons, ballons, chapeaux…) et aux adultes (bougies, vêtements, savons…).
Nous sommes remerciés par le chef du village qui apprécie notre générosité.


Nous avons également apporté des rasoirs.
Pourquoi un objet aussi insolite en pleine brousse ? Parce qu’il y a trois ans nous avons été stupéfaits de voir une maman raser le crâne de son enfant avec un tesson de bouteille…
Lundi 15 octobre 2012
Dès 8h00, départ pour l’école de Boukhou Bentegne.
Nous sommes accueillis avec une haie d’honneur de tous les enfants chantant l’hymne national. Très émouvant...

Au cours d’une réunion, suivant un protocole établi par le directeur de l’école, les discours des personnels l’établissement et du porte-parole de l’association se sont succédés dans une grande solennité.
Nous avons ensuite visité les classes aux effectifs pléthoriques, jusqu’à 70 élèves dans des salles en piteux état.
Après la remise des fournitures scolaires que nous avons apportées, la réception s’est terminée par une dégustation de délicieuses galettes de mil, des beignets de niébé confectionnés par des femmes du village, le tout accompagné de jus de bissap, jus de pain de singe (très bon pour soigner le rhume de fesses) et jus de ditah...


Nous nous dirigeons ensuite vers l’école de brousse de Takhoum.
Elle comporte seulement deux classes pour l’instant, animées par une équipe pédagogique très jeune mais dynamique et pleine d’enthousiasme.

Mardi 16 octobre 2012
Au cours de nos déplacements en minibus, nous nous faisons régulièrement arrêter par des policiers, postés à l'entrée des agglomérations, qui nous taxent pour arrondir leur solde. C'est une pratique courante dont sont également victimes les chauffeurs routiers locaux.
Ce jour là, notre référent scolaire, Khane, nous sauve du bakchich en expliquant que nous sommes une association humanitaire et sutout en argumentant qu'il est une personnalité locale influente.
Arrivés à l’école de Keur Balla Lô, l’ancien directeur rappelle l’historique des relations avec l’association avant de donner la parole au nouveau directeur qui exprime le souhait de nous voir continuer à lui apporter de l'aide.
Il y a trois ans, nous avons financé la création d’un puits et d’un jardin scolaire afin permettre de nourrir les enfants venant de trop loin pour rentrer chez eux le midi. Certains habitent à plus de 5 kms qu’ils parcourent à pied matin et soir.


Le puits est opérationnel, les enseignants assistés d’un bénévole restent motivés pour entretenir le jardin. Il y pousse de nombreuses espèces végétales telles que tamarinier, manguier, soum, jujubier, grenadier, aubergines, manioc, oseille, basilic et autre neverdie.
Nous visitons ensuite l’école de Gandigal.
Le directeur nous fait part avec fierté de la réussite de ses élèves à l’examen de fin d’études primaires (100 % de reçus). Cela bien que l’état ne couvre pas la moitié des besoins scolaires...
Nous lui rappelons notre aide pour cette école ne s’est pas limitée à la fourniture de matériel scolaire.
Nous avions également initié un projet de jardin lors de notre précédent voyage en 2009 et nous lui précisons qu’un des objectifs de cette visite est d'en vérifier la réalisation.
Le directeur explique que le jardin n’a pas pu être entretenu en raison des dégradations causées par les animaux…
Avec déception, nous constatons qu’effectivement la clôture est détruite, que le jardin est en friches et nous en tirons les conséquences vis à vis de cette école.
Mercredi 17 octobre 2012
Nous reprenons la direction de l’école Boukhou Bentegne que nous avons déjà visité il y a deux jours.
Nous y allons cette fois pour réparer des tables d’élèves et échanger sur la pédagogie avec l’équipe d’enseignants.
La restauration du mobilier se fait sous un soleil de plomb auquel nous, « toubabs », ne sommes pas habitués. Cela n'empêche pas les travaux de se dérouler dans un grand enthousiasme, avec la participation d'enfants de tous âges. D'anciens élèves, aujourd’hui au collège, sont venus prêter main forte.
En trois heures, une cinquantaine de bureaux sont remis en état.


Pendant ce temps, deux membres de notre groupe échangent avec le directeur et deux instituteurs sur les pratiques pédagogiques.

Ils évoquent notamment l’enrichissement réciproque pour les enfants que représenterait la mise en relation de classes françaises et sénégalaises.
Jeudi 18 octobre 2012
Partis encore plus tôt que d’habitude, nous prenons la direction de Saint Louis pour une visite touristique.
Cette ville, en cours de restauration, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
La tranquillité des quartiers aux maisons typiques de l’époque coloniale contraste avec l’animation du quartier des pêcheurs.


Le fleuve Sénégal traverse la ville avant se jeter dans l’océan. Son eau y est douce trois mois de l’année et salée six mois.
Vendredi 19 octobre 2012
Après une nuit dans un hôtel en bordure de mer, nous partons pour Lompoul.
Un 4X4 nous emmène en direction du campement "Esprit d’Afrique" pour une découverte du désert. Nous y dormirons sous des tentes "Haïyma", nom d’inspiration mauritanienne.
Nous nous promenons dans les dunes, bercés par le balancement des dromadaires.


Le démarrage et l’atterrissage sur ce type de véhicules à deux places sont assez chaotiques quand on n'a pas l'habitude...
Après un diner sous les tentes, la soirée se termine au rythme des djumbés autour d’un feu de camp.
Samedi 20 octobre 2012
Pour remercier les enseignants de leur accueil dans les écoles, nous avons conviés les directeurs d’écoles et quelques instituteurs à un repas que nous avons organisé dans la villa.
Nos deux cuisinières, Awa et Rama, se sont surpassées pour le plus grand plaisir de tous.



